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Histoire Du Groupe

Les lesbiennes de l’Espace LOCs ont de la mémoire.

Le groupe LOCs est un espace qui s’inscrit dans une démarche intellectuelle, politique et militante de lesbiennes portant leurs connaissances individuelles et collectives. Riches de ces expériences, nous, Espace LOCs, avons souhaité partager et transmettre ces expériences à d’autres lesbiennes « of color » en France et ailleurs. Retracer cette mémoire c’est aussi raconter ces groupes qui ont porté des analyses et des réflexions sur l’invisibilité des lesbiennes « of color », qui ont questionné le racisme, qui ont tenté la construction d’un espace à soi.

Mais l’espace lesbien féministe français, lui, n’a jamais réellement pris conscience de ces enjeux maintenant un désintérêt de traiter de l’invisibilité des lesbiennes « of color » et, de facto, du racisme ainsi que de nos espaces. C’est dans ce travail de transmission que le devoir de mémoire s’impose pour comprendre d’où nous venons, comment nous évoluons et ce que nous créons.

Retraçons un peu ce parcours: Années 70

Coordination des Femmes noires : en mai 1976 un groupe de femmes voit le jour composé principalement d’Africaines et de certaines Antillaises qui les avaient rejointes. En juillet 1978, la Coordination des femmes noires publiait sa première brochure et était connue dans le mouvement des femmes en France. A la tête de Coordination, la sénégalaise Awa Thiam auteure de « La parole aux négresses » édité en 1979, farouche opposante à l’excision et africaniste, militant pour une réflexion féministe sur l’Afrique avec d’autres femmes Maria Kalalobé, Epoupa Mizipo, Béatrice N’Goma, Gerty Dambury…Rappelons que certaines de ces femmes étaient proches de branches politiques de Gauche.

Comme Maria Kalalobé proche de Révolution, organisation d’extrême gauche qui avait une branche Révolution Afrique ; ou encore Gerty Dambury (antillaise) qui a participé au mouvement des femmes par son engagement politique dans le mouvement étudiant (1974-75) contre les lois Debré qui voulait réduire le nombre des étudiants étrangers.

Mais qui étaient ces femmes ? Les Africaines qui composaient la Coordination œuvraient pour une gouvernance plus démocratique en Afrique, revendiquaient un discours anti-dictature et anticolonialiste, dénonçaient les régimes dictatoriaux de leurs pays, s’opposaient aux pratiques discriminatoires dites traditionnelles envers les femmes et exigeaient une valorisation des femmes africaines.

Les revendications des Antillaises étaient plus sociales : rattrapage des lois entre la France et les Antilles, les allocations familiales, obtenir des avancées au niveau du planning et repartir aux Antilles pour avancer de l’intérieur sur l’émancipation des femmes, l’homosexualité, mais se sont heurtées à un rejet de la société antillaise à voir des groupes de femmes émerger.

Si la Coordination se distinguait par ses réflexions et militance relatives aux pays et terres natales dont les membres étaient originaires ; intégrer le mouvement des femmes au sens mouvement des femmes blanches suscitait des débats et vraisemblablement avait entraîné des divisions sur fond de vraies questions que nous vous citons : « Est-ce que notre mouvement était une excroissance du mouvement des femmes blanches ? Est-ce que leurs revendications nous concernent ? Ou faut-il trouver un autre biais pour les aborder ?

Nous vivons ici, mais les problèmes ne se posent de la même façon chez nous, il faut trouver un autre biais et que ce soit compris » Incontestablement, à l’intérieur du mouvement féministe français, le discours anticolonialiste, l’analyse sur les pays colonisateurs (dont étaient originaires les féministes françaises) n’étaient pas traités, d’autant qu’il n’y avait pas assez de femmes noires pour porter cette question. Surtout quand on sait que les revendications des femmes noires s’inscrivaient dans une analyse de l’histoire relative à la colonisation et à l’esclavage.

En définitive, les réponses n’ont pas été apportées. Les années 80 ; le temps passant, les membres de la Coordination se sont séparées : chacune est rentrée dans son pays pour jouer son rôle dans l’autonomie des femmes avec plus ou moins de facilités comme une suite logique à leurs revendications durant leur exil.

Années 90/2000

Le Groupe du 6 novembre : un groupe politique non mixte voyait le jour en novembre 1999 grâce à la rencontre de lesbiennes dont l’histoire était liée à l’esclavagisme, à l’impérialisme, aux colonisations, aux migrations forcées, celles qui sont désignées dans les pays anglo-saxons sous le générique de “lesbians of color”. Le groupe avait adopté une démarche radicale optant pour le principe de la non-mixité (décliné à différents niveaux), afin de permettre que se développe un espace d’échange, de réflexion, d’analyse portant sur les oppressions multiples produites par des structures hétéropatriarcales, sexistes, lesbophobes, et/ou racistes, classistes …

Un besoin et une exigence distinguaient le groupe : se retrouver entre lesbiennes pour pouvoir analyser et agir contre les structures d’oppressions hétéropatriarcales; se retrouver entre lesbiennes des migrations forcées, des colonialismes et de l’esclavagisme pour analyser et agir contre les structures racistes, classistes… qu’elles subissaient au quotidien et dans les milieux lesbiens et féministes.

Elles travaillaient à faire connaître les féministes, théoriciennes, chercheuses des Quatre Continents, et à diffuser leurs analyses. Il s’agissait également pour elles de faire connaître, diffuser et aider au développement de leurs productions culturelles et artistiques, triplement invisibilisées (dans l’espace hétérosexuel, gay et lesbien). Elles entendaient intervenir dans l’espace public et politique en mettant en place des réseaux (national et international). Le groupe a dû mettre en place les Editions Nomades’Langues afin de pouvoir éditer en toute liberté.

En 2005, le groupe s’est dissout. Mais l’espace lesbien féministe français, lui, n’a jamais réellement pris conscience de la nécessité de traiter de la question de l’invisibilité des lesbiennes of color et de facto de la question du racisme. Malheureusement leur site n’est plus actif, mais un archivage vous donnera un petit aperçu du groupe : www.wasadugu.org.

Années 2000

Les N’DéeSses crée en 2001 est un collectif de lesbiennes arabes ou de langues et de culture arabes, vivant en terres natales ou en terres d’exil. Ce collectif a été le fruit d’échanges entre des maghrébines lesbiennes féministes depuis la France et l’Algérie. Le collectif était à l’image du combat quotidien des lesbiennes arabes, maghrébines là où elles vivaient, en exil ou au pays natal pour faire entendre leur voix.

Pour réaliser en partie ces objectifs, le collectif de N’Déesses a créé le site, Sehakia (lesbienne en arabe) en 2002. Le site a été conçu comme un outil de diffusion des productions intellectuelles, culturelles des lesbiennes et femmes arabes, comme un outil d’information qui couvre un large éventail : du juridique aux choses pratiques pour servir d’interface pour les lesbiennes et femmes en situation critique.

Un site qui puisse répondre disent-elles, « d’un espace de réflexion, d’information et d’échange pour être le pont vers toutes les lesbiennes arabes là où elles se trouvent dans le monde car nos préoccupations et nos rêves sont proches, notre culture et notre histoire sont communes, car il est temps pour les lesbiennes arabes, maghrébines de se révolter et dire haut et fort : J’EXISTE MALGRE EUX ! » Une des priorités de leur réflexion tentait de faire connaître l’existence des lesbiennes arabes, maghrébines et d’exister comme lesbiennes arabes partout, en terres natales comme en terres d’exil en dénonçant le sexisme, l’hétéropatriarcat, la lesbophobie, l’homophobie des sociétés arabes et en aspirant à des changements, des transformations en terres natales.

Malheureusement, à ce jour, nous ignorons si le collectif des N’Déesses existe toujours, d’autant que le site www.sehakia.org est inactif ou pas du tout actualisé. Dommage ! car les N’Déesses posaient de questions fondamentales que nous vous rapportons in extenso : « Qu’est-ce que cela signifie pour chacune d’entre nous de nous définir comme lesbiennes Arabes ? Quelles stratégies avoir pour construire notre propre territoire où nous pourrons exprimer notre identité et notre culture en tant que lesbiennes ET arabes où que nous soyons ?

Groupe LDR (lesbiennes contre les discriminations et le racisme) : créé en 2005

Le groupe LDR (Lesbiennes contre les discriminations et le racisme) est né en novembre 2005 à l’initiative d’une lesbienne féministe africaine. Très vite il regroupes des lesbiennes féministes franco-françaises et des lesbiennes « of color » pour lutter contre toute forme de racisme et de discrimination au sein de la communauté lesbienne en France et au delà des frontières.

Les LDR revendiquaient une posture politique féministe radicale : des lesbiennes conscientes des différences et des diversités qui nourrissent notre monde de Lesbiennes ici et ailleurs ; et que, trop souvent, cette diversité était quasiment absente lors des occasions festives et militantes qui concernent les femmes et les lesbiennes. Les LDR avaient besoin d’un espace politique et solidaire qui puisse leur permettre de se confronter, de s’épanouir et de s’ affranchir de toute reproduction hétéro-patriarco-dominante-uniforme et unicouleur.

Elles exigeaient plus de visibilité de ces différences et des diversités à tous les niveaux (dans tous les domaines) que les Lesbiennes occupent : films, musique, art, sport, débats, livres, la culture en générale…bref, partout.

Durant l’édition du festival de Cineffables (2006), elles ont initié une projection-débat originale tant dans son contenu que dans sa forme : présentation d’un montage de film divers et varié autour de l’invisibilisation des lesbiennes « of color », d’autres réalisés par réalisatrices d’Afrique, d’Asie, d’Arabie, d’Amérique Latine autour du du racisme et de toutes les formes de discrimination ; un débat à l’issue de la projection sur les thèmes : Racisme, Discrimination, Visibilité/Invisibilité pour terminer sur une séquence de jeux avec le public en l’invitant à choisir et à réfléchir autour de mots tirés au hasard sur les thèmes cités ci-dessus.

En 2007 à l’occasion de la LGPride, les LDR ont marqué leur espace arborant une banderole au message clair:

Les lesbiennes sont partout, les lesbiennes sont solidaires!

En dénonçant les politiques migratoires et d’asile discriminatoires et insuffisantes envers les lesbiennes qui fuient leurs pays. Leurs revendications tenaient au droit d’asile politique pour toutes les lesbiennes qui fuient leurs pays parce que l’hétérosexualité est le modèle social dominant dans le monde mettant les lesbiennes en insécurité au-delà de la notion de pays d’origine sûrs, parce que notre attirance, notre vie sentimentale et affective de tous les jours implique que les lesbiennes sont de fait des opposantes politiques dans leur pays. La régularisation de toutes les lesbiennes sans-papiers ! La solidarité avec toutes les lesbiennes du monde entier par nos actions !

La gestation pour autrui

Sujet de controverse partout dans le monde, la gestation pour autrui ou tout simplement GPA est une façon pour une femme de porter l’embryon d’un couple jusqu’à son terme. Elle n’est donc pas la mère biologique, ce qui fait qu’on l’appelle communément “mère porteuse”. Plusieurs pays comme l’Allemagne, le Québec et la France interdisent formellement cette pratique du fait qu’elle porte atteinte à la dignité de l’homme et de ses droits. Mais avec les tendances du moment, la situation en France pourrait changer.

La GPA vue d’un œil législatif

La GPA est en quelque sorte un contrat. La définition d’un contrat étant une convention où deux parties s’engagent à respecter leurs obligations. Pour le cas d’une gestation pour autrui, la mère porteuse s’engage à porter le bébé et à le remettre au couple une fois né. Or, selon les principes reconnus dans le droit civil, les choses faisant l’objet d’obligation sont des “choses” dans le commerce.

De nombreux cas aux États-Unis, par exemple dans l’affaire Baby M au New Jersey en 1988, la femme porteuse a été assimilée par, non une mère de substitution, mais, un “utérus” de substitution, car étant elle-même traitée de machine incubatrice. Un point de vue qui semble aberrant aux yeux des fervents défenseurs de l’humanité.

Y-a-t-il des cas de GPA en France?

Même si la loi française précise que le contrat de GPA est nul, des cas de gestations pour autrui existent bel et bien. Selon les estimations, une dizaine d’enfants naissent tous les ans par cette pratique, mais le processus ne se fait pas dans le territoire français. Les couples français doivent se rendre dans un pays où la GPA est admise. Il est de ce fait évident que les détracteurs de cette pratique dénoncent un “tourisme procréatif”.

Moyennant habituellement une certaine somme d’argent, les femmes étrangères acceptent de porter l’enfant d’autrui. Comme il s’agit d’insérer dans l’utérus un embryon, cela nécessite l’intervention d’une clinique hautement qualifiée. Ces organismes de santé de haut niveau ne sont pas nombreux. Les conditions d’encadrement varient cependant d’un pays à l’autre. Aux États-Unis, la GPA est surveillée de près, en Grande-Bretagne, la mère porteuse et le couple doivent se présenter devant le médecin.

Les enfants ne sont pas reconnus par l’état civil français

Le grand problème d’une GPA n’est pas le processus, mais ses conséquences. Et par-dessus tout, il n’existe aucune loi qui pourrait uniformiser le cas en Europe. Qu’en sera-t-il alors du sort de l’enfant une fois arrivé dans un pays qui n’admet même pas son existence? En plus de ne pas prévoir une loi le régissant, les autorités françaises refusent d’inscrire les enfants issus d’une GPA à l’état civil.

Le cas de l’affaire Nimeskern en est l’exemple. Suite au jugement rendu par la Cour de cassation française, le couple français qui s’est débattu depuis tant d’années a saisi la Cour européenne des droits de l’homme pour demander aux autorités françaises de faire transcrire les actes de naissance de leurs enfants nés de la GPA dans l’état civil français.

Finalement à l’unanimité, les juges de la CEDH ont considéré que les intérêts supérieurs des enfants étaient primordiaux, ce qui leur a poussé à imposer à la France de se conformer à l’arrêt pour s’engager à adapter sa législation à la manière des 27 autres États de l’Union Européenne. L’avenir nous dira comment la loi en France va evoluer pour le benefices de la justice et des citoyens.

L’importance d’une belle silhouette pour la femme

femmeAvoir une belle silhouette est un atout majeur pour la femme. L’apparence physique ne doit pas être négligée. Se sentir bien dans sa peau lui permet d’avoir de l’assurance dans tout ce qu’elle pourra entreprendre. Cela l’aiderait à s’épanouir, que ce soit sur le plan personnel ou sur le plan professionnel et affectif.

A chaque femme correspond une morphologie qui lui est propre. Dans tous les cas, avoir des muscles toniques et des courbes harmonieuses et bien dessinées est le rêve de toutes les femmes. Les cuisses, les jambes, les fesses et la taille sont souvent les parties qui posent des soucis. Notamment lorsque l’été arrive et qu’il est temps de porter des vêtements qui dévoilent une grande partie du corps.

Conseils et astuces pour garder sa silhouette

Avec le rythme effréné de tous les jours, lié au stress et à la pression, la femme est exposée à tous les éléments qui risquent de favoriser son grossissement. L’idéal serait de tout appréhender avant même que la prise de poids et la formation des bourrelets et de la cellulite commencent. Il faut débuter par avoir un mode de vie sain. Certaines habitudes quotidiennes doivent être mises en place, comme une alimentation légère et équilibrée, des exercices physiques et quelques gestes de beauté.

Le bon régime alimentaire aide l’organisme à maintenir la forme. Les femmes qui adoptent une alimentation légère, avec le moins de matières grasses, ne sont pas sujettes à la cellulite. Elles risquent moins d’avoir cette peau d’orange. En revanche, il est certain qu’elles ont de belles cuisses fuselées et légères et une taille fine, le corps de rêve. Les matières grasses végétales sont recommandées. A part les matières grasses, il est également conseillé de limiter la consommation des aliments qui contribuent la rétention d’eau.

Pratiquer quotidiennement des exercices physiques est aussi très important pour maintenir la silhouette. Pour les femmes très actives qui n’ont pas assez le temps pour faire ces exercices tous les jours, il faudrait au moins consacrer une demi-heure de séances de sport deux à trois fois par semaine. Elles ont le choix entre la natation, la course à pied, la danse, le vélo et bien d’autres disciplines. Certaines personnes n’arrivent pas à s’entraîner toute seule, pour y arriver elles peuvent avoir recours à l’assistance d’un coach. L’adhésion à un club de gym est aussi possible, en groupe il est beaucoup plus convivial de faire du sport.

Une bonne alimentation et les exercices physiques n’empêchent pas l’usage de certains produits de soins et de beauté. Ils sont complémentaires et favorisent l’obtention d’un bon résultat. L’usage de certaines crèmes amincissantes peut aider à avoir des résultats rapides.

Une fois que la femme a la silhouette qu’elle a toujours rêvée d’avoir, il faut qu’elle essaie de maintenir cette forme-là. Le fait de grossir et puis de perdre des kilos et vice-versa n’est pas favorable. Cela fait un effet yoyo qui, au final, risque de nuire à l’élasticité de la peau. Une solution pour maintenir un poids raisonable est d’utiliser des compléments alimentaires comme de café vert de Earthwell. Ces pilules n’ont pas d’effets secondaires.

Se sentir belle, séduisante, en bonne santé et désirée a une influence positive non négligeable sur la vie des femmes. Cela lui permettra d’être sûre d’elle et d’avoir un bon état d’esprit. Une femme qui se sent mal dans sa peau a beaucoup de difficultés à réussir. Raison pour laquelle, il est recommandé à celles qui se sentent grosses de prendre les mesures nécessaires pour perdre du poids. Avec l’avancée de la technologie, il existe plusieurs façons de remodeler la silhouette. Tout dépendra de la bonne volonté de la concernée ainsi que du temps et du budget qu’elle va allouer à cette pratique. Une fois la perte de poids effective, il faut absolument veiller à garder cette forme.

Lesbos

ile-de-LesbosConnaissez-vous l’origine du mot lesbienne?

Lesbos est une île grecque de la mer Egée. Elle abrite de nombreux sites culturels comme des vestiges antiques mais a d’autres atouts comme sa géologie, sa gastronomie ou son caractère religieux.

Elle était autrefois très appréciée pour ses vins, ses bois servant à la construction des navires ou son marbre à la teinte bleue claire.

C’est la troisième plus grande île de la Grèce et abrite de nombreuses montagnes dont le mont Olympe. Elle est parfois surnommée “l’île d’émeraude” car elle est particulièrement verdoyante. Couverte d’oliviers mais aussi de pins, de châtaigniers ou de chênes, elle abrite aussi une flore très variée.

L’île de Lesbos bénéficie d’un climat méditerranéen particulièrement doux et agréable tout au long de l’année et l’ensoleillement y est exceptionnel. La capitale de Lesbos est Mytilène ; c’est la production d’huile d’olive qui a permis à l’île de prospérer. L’île abrite également une forêt pétrifiée désormais protégée.

Sappho, originaire de Lesbos

C’est sur l’île de Lesbos qu’est née la poétesse Sappho. Elle était très connue et était surnommée La Lesbienne en référence à son île d’origine, c’était donc le personnage célèbre de Lesbos. Par la suite, ses poèmes et ses actions ont détourné la signification de ce mot. Ce n’est que beaucoup plus tard que le terme “lesbienne” prit une connotation homosexuelle.

Sappho a vécu entre 605 et 591 avant J.C. Son oeuvre fut très célèbre durant l’Antiquité même s’il ne reste que peu de fragments aujourd’hui. Elle supervisait le “groupe de Sappho” composée de jeunes filles de l’aristocratie de Lesbos qu’elle préparait au mariage mais d’une manière différente de ce qui se faisait alors.

Si l’homosexualité était courante dans la Grèce antique, ce qui change avec Sappho, c’est que soit une femme qui en parle dans ses écrits. Dans le peu de textes qui sont arrivés jusqu’à nous, Sappho affirme son amour des jeunes filles. On considère que Sappho était petite, laide et noire de peau. Elle ne semble pas se trouver belle.

Le lien entre Sappho et les jeunes filles de son cercle semblent évoquer un rituel d’initiation sexuelle ; les relations sont transitoires et Sappho les prépare au mariage. Elle leur apprend la danse, le théâtre, le chant ou la poésie et les amène à une forme de pensée qui n’est pas courante à l’époque. Elle les pousse à une indépendance par rapport aux lois et aux coutumes de la cité en rejetant la toute-puissance masculine.

Une poétesse homosexuelle

Jusqu’à la fin du XIXème siècle, le terme “Lesbien” ne renvoyait qu’à ce qui touchait à l’île de Lesbos. Sappho a écrit des poèmes qui sont une ode à l’amour mais qui sont essentiellement orientés vers l’amour des autres femmes. Le personnage et son nom ont traversé les siècles car elle est la seule et unique femme notoirement homosexuelle de toute l’histoire de la Grèce antique et classique.

On parle désormais de lesbianisme mais également de saphisme en référence à Sappho et à son île d’origine, Lesbos. Les premiers à réagir de façon négative furent les poètes comiques d’Athènes. D’autres, par la suite, montreront au contraire que les rapports de Sappho avec les jeunes filles n’étaient pas sexuels mais relevaient davantage de relations amoureuses.

Quoi qu’il en soit, le terme “lesbienne” tien bon son origine de la vie et des poèmes de Sappho, poétesse originaire de Lesbos.

la loi sur le mariage pour tous

mariageLa devise de la France “liberté égalité fraternité” a refait surface et a connu tout son sens lors de la promulgation de la loi sur le mariage pour tous en mai 2013. Depuis la mise en application de cette loi, plus de 600 mariages homosexuels ont été recensés en France.

Tous ces mariages ont fait l’objet de statistiques, de commentaires et d’évaluations allant jusqu’à comparer leur nombre en fonction de la taille des communes. La multitude de couples heureux de pouvoir se marier malgré leur appartenance au même sexe prouve indéniablement la sincérité de leurs sentiments. Toutefois, le nombre de mariages entre personnes du même sexe est-il le plus important en réalité? En effet, de nombreux couples hétérosexuels s’aiment, vivent ensemble, sans pour autant se marier.

– LA LIBERTE accordée par la loi consiste précisément à laisser le choix à tous, homosexuels ou hétérosexuels, de se marier ou non, selon ses propres aspirations.

– L’EGALITE déclarée par la loi reconnaît enfin à chaque être humain les mêmes valeurs et les mêmes droits, quelles que soient ses affinités amoureuses.

– LA FRATERNITE aurait pu être sublimée en l’absence de détracteurs et surtout dans une humanité plus respectueuse et chaleureuse pour ses semblables.

La perception du public n’a reflété qu’une seule chose dans sa globalité : la tolérance pour les uns, l’intolérance pour les autres. Qui est dans son bon droit et qui ne l’est pas? En quoi les préférences amoureuses de l’un peuvent-elles affecter ou blesser l’autre? En effet, depuis toujours les gens malheureux refusent que d’autres le soient, les gens qui ne règlent pas leur propre vie pensent avoir le droit de régler celle des autres.

Par ailleurs, le battage médiatique autour de cette loi a largement contribué à déchaîner des passions aussi éphémères que stupides. Le sectarisme et l’étroitesse d’esprit peuvent conduire à une méchanceté vaine et destructrice.

Certains maires ont même refusé d’appliquer la loi et de procéder à l’union de personnes du même sexe, arguant de leur bonne moralité. Il faut être bien sûr de détenir la Vérité, pour se permettre de juger ce que l’on ne comprend pas. Pour d’autres, la loi n’a déclenché aucun état d’âme particulier. Certains ont été fiers d’être parmi les premiers à procéder à ces mariages nouveaux dans l’histoire de la France.

D’autres ont eu la suprême intelligence du coeur en officiant les unions homosexuelles de façon humble et naturelle, exactement de la même façon que pour l’union d’un homme et d’une femme. Ces officiers de l’état civil ont certainement perçu la raison et l’essence de cette loi fondée sur la compréhension et l’acceptation des seules valeurs respectables, qui sont l’amour entre deux personnes, leur engagement et leur volonté de sceller officiellement leur union.

L’ homosexualité en France

locDepuis l’existence de l’humanité, les aspirations, les goûts et les préférences de chacun dans tous les domaines, sont propres à chaque individu. L’amour, cette merveilleuse alchimie entre deux êtres, longtemps située au niveau du coeur, garde tout son mystère malgré toutes les recherches scientifiques.

En effet, il demeure impossible de donner une explication rationnelle à ce sentiment qui lie deux êtres et les normalités établies jusqu’alors par la société sont-elles infaillibles? La France a eu l’intelligence d’admettre les différences entre les humains, par le biais de la loi de mai 2013, qui permet aux personnes de même sexe de convoler désormais en justes noces si elles le souhaitent.

Cette loi annonce clairement que le fait de tomber amoureux d’une personne du même sexe n’est pas en soi une anormalité condamnable et encore moins un délit. La loi rappelle à juste titre que la liberté de chacun s’achève où commence celle de l’autre. Au moment de la préparation de cette loi, les gens “bien pensants”, drapés dans une dignité qu’ils placent au-dessus des lois et de l’amour de son prochain, ont manifesté parfois violemment contre son adoption.

On aurait pu penser que les détracteurs ont vécu cette décision de l’Etat français comme une atteinte à leur propre vie. L’actualité soulève les grands mouvements de masse, parfois justifiés mais dans ce cas, bien futiles. Comment et pourquoi juger ce que l’on ne comprend pas? Les végétariens ne manifestent pas une ridicule haine des mangeurs de viande ou encore ceux qui préfèrent les chiens, ne méprisent pas ceux qui choisissent plus volontiers des chats en animaux de compagnie.

Par ailleurs, le regard des hétérosexuels intolérants sur les couples homosexuels diffère souvent selon qu’il s’agisse de deux hommes ou de deux femmes. Les hommes hétérosexuels sont souvent moins, voire pas du tout choqués par un couple de lesbiennes, alors que ces mêmes hommes seront parfois acerbes et intolérants devant un couple d’hommes.

Il semblerait que leur propre virilité soit menacée. Il est probable qu’ils se projettent inconsciemment au sein de cette relation qui ne répond pas à leur nature propre, alors que les lesbiennes ne les concernent pas directement. Les femmes quant à elles, n’éprouvant pas ce besoin d’afficher cette “virilité” et ne se sentent pas menacées par leurs semblables. De ce fait, elles n’éprouvent aucune animosité envers les femmes qui aiment les femmes.

Leur regard sur les couples d’hommes reste, pour les mêmes raisons, presque toujours bienveillant. En fait, l’animosité de certains hommes envers les homosexuels est sans doute provoquée par la peur de l’inconnu. Ils ne comprennent pas, alors ils décident de s’opposer à ce qui leur semble “anormal”.

La France a fait preuve d’une grande ouverture d’esprit en décidant de promulguer la loi sur le mariage pour tous. Reste à présent aux français à ouvrir leur coeur et d’accepter des différences qui ne présentent à l’évidence aucun danger pour eux. Un couple n’est concerné que par son propre foyer. Qu’il soit constitué par un homme et une femme, par deux femmes ou par deux hommes, n’a en réalité aucune incidence sur la société.

De même, la décision des homosexuels de se marier ou non leur appartient exclusivement, tout comme elle appartenait déjà aux hétérosexuels. La vie commune hors du mariage était condamnée autrefois, elle est souvent choisie aujourd’hui pour des raisons diverses, et là encore, le choix de vie n’appartient qu’au couple au sein de sa communauté, et ne concerne nullement la société.